Thalang Road
Une longue rangée de shophouses restaurées, avec des cafés et des boutiques derrière les façades. Le dimanche, elle se ferme aux voitures pour le marché de rue. À éviter si vous n'aimez pas la foule le dimanche soir : elle est bondée.
À voir, à faire · la vieille ville
Des shophouses, des demeures de barons de l'étain, des sanctuaires et la cuisine de l'île, à peu de distance en voiture des plages de la côte ouest.
Beaucoup de voyageurs logent sur la côte ouest et ne voient la capitale de l'île, quand ils la voient, que par la vitre d'un car. C'est dommage. La vieille ville de Phuket Town a été bâtie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle par des marchands chinois hokkien venus pour l'étain, pour la plupart en passant par Penang, et ses rues en gardent l'allure : des rangées de shophouses étroites, fenêtres cintrées et volets à l'étage, peintes de couleurs franches.
Elle se parcourt à pied en une matinée. Toute la question est de savoir quand y aller, pour que la chaleur et la foule du dimanche vous gênent le moins possible, et quoi regarder une fois sur place.
Venez tôt le matin ou après 16 h, parcourez Thalang Road, Soi Romanee, Dibuk Road et Krabi Road, entrez dans l'une des vieilles maisons, et mangez sur place. Comptez trois à quatre heures, cinq à six heures avec un musée, un long déjeuner et un marché. Si vous ne pouvez venir qu'un soir, choisissez le dimanche pour le marché de rue, en sachant qu'il y a foule.
La rue à voir en premier
La grande rue des shophouses, où se tient le marché du dimanche.
La photo que tout le monde prend
Une courte ruelle colorée entre Thalang et Dibuk ; avant 10 h, elle est vide.
La maison d'un baron de l'étain, toujours aux mains de la famille
Sur Krabi Road, visitable contre un droit d'entrée.
L'histoire de la communauté chinoise
Dans la première école de langue chinoise de l'île, sur Krabi Road elle aussi.
La vieille ville à son plus animé
Le dimanche après-midi et le soir, quand la rue se ferme aux voitures pour le marché de Lard Yai.
La richesse de Phuket, c'était l'étain. Au XIXe siècle, des ouvriers et des marchands chinois, pour la plupart hokkien originaires du Fujian, arrivaient pour l'extraire et le vendre, et la plupart passaient par Penang, alors le grand centre de fonte de l'étain de la région. Vers 1890, selon The Phuket News, l'immigration chinoise sur l'île avait atteint son maximum.
Les plus riches de ces familles ont bâti la ville que l'on parcourt aujourd'hui. On appelle généralement ce style sino-portugais : des shophouses chinoises avec des touches européennes, fenêtres cintrées, colonnes, stucs. Son origine exacte reste discutée, mais des photographies du règne du roi Chulalongkorn (1868 à 1910) le montrent déjà à Phuket, et les sources s'accordent pour dire que des artisans de Penang ont travaillé sur nombre de ces bâtiments. Khaw Sim Bee, gouverneur de la région de 1901 à 1913, est le nom qu'on croise le plus souvent sur les panneaux : c'est lui qui a fait venir sur l'île de grandes compagnies minières européennes.
Une shophouse (maison-boutique) est un bâtiment étroit et profond : la boutique ou l'atelier au rez-de-chaussée, le logement de la famille à l'étage, souvent avec une cour intérieure pour l'air et la lumière. Quand elles s'alignent côte à côte, leurs vérandas forment au niveau de la rue une arcade continue, le passage couvert dit « de cinq pieds » (five-foot way), sous l'étage qui avance au-dessus du trottoir. Elle protège du soleil et de la pluie, et c'était autrefois un lieu où l'on s'asseyait pour parler autant qu'un passage d'une boutique à l'autre.
Aujourd'hui, beaucoup de shophouses sont devenues des cafés, des maisons d'hôtes, des galeries et de petites boutiques ; d'autres sont encore des maisons et des commerces de famille. Respectez l'arcade : c'est souvent le seuil d'une maison.
Peranakan est un mot malais qui signifie « né ici ». À Phuket, il désigne les descendants d'hommes chinois, surtout des mineurs et des marchands hokkien, qui ont épousé des femmes du pays. Les hommes et leurs descendants sont appelés Baba, les femmes Nyonya, et à Phuket on appelle souvent la communauté tout simplement Baba.
Le visiteur la rencontre surtout dans la cuisine, qui marie les techniques culinaires hokkien du Fujian aux épices et aux produits de l'Asie du Sud-Est, et dans les couleurs : murs vifs, carreaux de sol à motifs et, lors des mariages, des tenues richement ornées et des bijoux en or. Au-delà, les sources sont minces, et nous préférons en dire moins que répéter ce que nous n'avons pas pu vérifier.
Le musée peranakan de l'île n'est pas dans la vieille ville : il se trouve sur Thepkasattri Road, à Thalang, sur la route de l'aéroport, à 20 ou 25 km au nord. L'entrée coûte 300 bahts pour un adulte étranger, selon un guide mis à jour en juillet 2026.
Cinq rues forment la vieille ville : Thalang, Phang Nga, Krabi, Dibuk et Yaowarat, et Soi Romanee (soi : ruelle) relie deux d'entre elles. Tout se fait à pied.
Une longue rangée de shophouses restaurées, avec des cafés et des boutiques derrière les façades. Le dimanche, elle se ferme aux voitures pour le marché de rue. À éviter si vous n'aimez pas la foule le dimanche soir : elle est bondée.
La courte ruelle aux façades pastel qu'on voit sur la plupart des cartes postales de la vieille ville. Au temps des mines d'étain, c'était le quartier des maisons closes, des tripots et des fumeries d'opium ; ce sont aujourd'hui des maisons d'hôtes, des bars et des cafés. L'orthographe varie : Romanee ou Rommanee. Avant 10 h, elle est assez calme pour être photographiée sans personne dans le cadre.
Une rue plus longue, bordée de shophouses et de quelques grandes maisons de famille, plus calme que Thalang. C'est ici que fut bâtie l'une des premières rangées de shophouses ornées, selon The Phuket News.
La rue des grandes maisons des familles de l'étain : Baan Chinpracha, la demeure voisine qui abrite aujourd'hui le restaurant Blue Elephant, et le Thai Hua Museum.
Sur Phang Nga Road, l'On On Hotel, qui date de 1927, et l'entrée du sanctuaire de la Lumière sereine. Le marché Chillva est sur Yaowarat Road, au numéro 141/2.
Bâtie en 1903 par Phra Pitak Chinpracha, un magnat de l'étain, et toujours propriété de ses descendants. L'entrée coûte 150 bahts pour un visiteur étranger et 100 bahts pour un visiteur thaïlandais. Les horaires diffèrent selon les guides, de 8 h à 16 h ou de 9 h à 16 h 30 : venez le matin pour ne pas vous tromper. À éviter si les meubles anciens et les photos de famille vous laissent froid : c'est une maison, pas une exposition.
Un bâtiment de 1934 qui abritait la première école de langue chinoise de l'île, devenu musée en 2010 : la communauté chinoise, le commerce de l'étain, la ville. Ouvert de 9 h à 17 h ; entrée à 200 bahts pour un adulte étranger, avec un supplément pour photographier à l'intérieur. Les guides ne s'accordent pas sur le jour de fermeture (mercredi, lundi, ou aucun) : si votre jour est fixé, appelez avant au 076 211 224.
Le manoir dit Phra Pitak Chinpracha, voisin de Baan Chinpracha, où ont vécu certains gouverneurs de l'île sans que l'État en soit jamais propriétaire. Restaurée, elle a ouvert en 2006 comme restaurant et école de cuisine Blue Elephant : on en voit l'intérieur en y dînant. Les sources divergent sur sa date de construction, vers 1903 ou en 1940.
Le sanctuaire chinois au cœur du festival végétarien, dédié aux Neuf Dieux Empereurs. Entrée libre. Habillez-vous comme pour tout lieu de culte.
Un sanctuaire de famille hokkien auquel on accède par une grande porte chinoise sur Phang Nga Road. Les sources le datent de 1889 ou de 1891, et la porte de 2010. Petit et paisible.
Il fait chaud en journée dans la vieille ville, surtout de novembre à mars. Venez tôt, entre 8 h et 10 h environ, ou à partir de 16 h : beaucoup de boutiques ferment aux heures les plus chaudes de l'après-midi et rouvrent vers cette heure-là. Le matin, c'est aussi quand les rues sont le plus vides pour les photos.
À Phuket Town, le mois le plus sec est février et le plus pluvieux septembre, selon les normales 1981-2010 du département météorologique thaïlandais ; mars est le plus chaud, avec 34 °C de maximum moyen. Un après-midi de pluie n'est pas perdu ici : l'arcade a été faite pour ça.
Il n'y a pas de jour de fermeture commun aux cafés et aux petits musées, et certains ferment un jour par semaine. Si un lieu précis motive votre visite, vérifiez d'abord ses horaires.
Chaque dimanche, Thalang Road se ferme aux voitures et devient une rue piétonne et un marché, que les habitants appellent Lard Yai. Les étals se montent en début d'après-midi et le marché tourne d'environ 16 h à 22 h, sur à peu près 360 m de Thalang Road, avec des débordements sur Phang Nga Road. On y trouve la cuisine de rue du sud de la Thaïlande, de l'artisanat, des tirages, des tissus et des souvenirs, et, le long de la rue, musique et spectacles.
C'est entre 18 h et 21 h qu'il y a le plus de monde. En 2023, le Bangkok Post a estimé la foule à quelque 20 000 personnes chaque dimanche, dans une rue prévue pour environ moitié moins de monde. Venez à 16 h pour marcher, à 19 h pour l'ambiance. Nous n'avons trouvé aucune source qui dise s'il s'interrompt en basse saison ; il a déjà connu des éditions supplémentaires autour du Nouvel An.
Le plus difficile, c'est de se garer. Le dimanche, arrivez avant 17 h et garez-vous hors des rues fermées, par exemple au Wat Mongkol Nimit, à quelques minutes à pied (payant, et le premier à être complet), ou à Limelight Avenue.
Phuket a été désignée ville créative de la gastronomie par l'UNESCO en décembre 2015, pour une cuisine qui puise dans les traditions chinoise hokkien, peranakan et du sud de la Thaïlande. La vieille ville est un bon endroit pour la goûter. Quelques plats à chercher :
Le mee hokkien. De grosses nouilles jaunes, soit sautées à feu vif avec des fruits de mer ou du porc, soit servies en bouillon ; la version en soupe se mange au petit-déjeuner.
Le moo hong. De la poitrine de porc mijotée avec sauce soja, ail, sucre de palme et poivre, servie avec du riz ; un plat hokkien des fêtes de famille.
L'oh tao. Des huîtres frites avec de l'œuf, de la farine et du taro, garnies de couenne de porc croustillante.
Les dim sum du petit-déjeuner. Plus petits que ceux de Hong Kong, servis dès 6 h environ dans les maisons de dim sum de Phuket Town, et introuvables passé la fin de matinée.
L'o-aew. Le dessert emblématique de Phuket : une gelée servie avec du sirop et de la glace pilée.
Les étapes sont à quelques centaines de mètres les unes des autres. Partez tôt ou après 16 h.
1. Thalang Road. Parcourez-la de bout en bout en levant les yeux vers les étages plutôt que vers les vitrines.
2. Soi Romanee. Prenez la ruelle qui relie Thalang Road à Dibuk Road.
3. Dibuk Road. Suivez-la vers l'ouest, le long des grandes maisons, jusqu'à Krabi Road.
4. Krabi Road. Baan Chinpracha, la maison du gouverneur et le Thai Hua Museum sont à quelques minutes les uns des autres.
5. Retour par Phang Nga Road. Devant l'On On Hotel et la porte du sanctuaire de la Lumière sereine, pour finir près du sanctuaire Jui Tui, sur Ranong Road.
La vieille ville convient à tous ceux qui veulent voir un Phuket qui ne soit pas une plage, et c'est un bon endroit pour goûter la cuisine de l'île. Avec des enfants, c'est une bonne demi-journée si l'on part tôt et qu'on prévoit une pause goûter.
Elle n'est pas pour vous si vous espérez des monuments ou un grand site unique : son intérêt tient à l'ensemble des rues. Et ce n'est pas un endroit où passer à pied une heure de midi brûlante.
À voir, à faire · les plages
Les plages de Phuket bordent sa côte ouest, d'une grève vide de 11 km près de l'aéroport à de petites criques où l'on arrive à pied ou en bateau. Elles ont la mer en commun : calme de décembre à mars, dangereuse bien des jours de mai à octobre.
À voir, à faire · les îles
Depuis Phuket, on rejoint beaucoup d'îles dans la journée : Phi Phi et Maya Bay, les îles Racha au sud, la petite Coral Island, les îles Khai, les Similan loin au nord-ouest, et les paisibles îles Koh Yao, dans la baie de Phang Nga. On ne part pas du même quai pour toutes, et toutes ne sont pas ouvertes toute l'année.
À voir, à faire · la baie de Phang Nga
Au nord-est de Phuket, la baie de Phang Nga est une mer de pitons calcaires, de mangroves et de lagunes cachées, protégée en grande partie par un parc national. Une journée y réunit d'ordinaire l'île de James Bond, un village sur pilotis et une balade en canoë dans les hongs, ces lagunes cachées au cœur des îles. La baie, abritée sur trois côtés, se visite presque toute l'année ; l'île de James Bond, elle, est bondée autour de midi.
À voir, à faire · les temples
Un Bouddha de marbre blanc sur la colline au-dessus de Kata, rouvert en 2026 après un glissement de terrain meurtrier ; le temple bouddhiste le plus connu de l'île, à Chalong ; des sanctuaires chinois dans la vieille ville ; et un Bouddha doré à moitié enterré, à Thalang.
À voir, à faire · Patong
Patong est la station la plus animée de Phuket : une plage de 3 km dans une baie de la côte ouest, une ville d'hôtels, de centres commerciaux et de marchés en retrait de la plage, et Bangla Road, la rue de la vie nocturne de l'île. C'est pratique, bruyant, et bien plus agréable quand on en connaît les règles et les pièges.
À voir, à faire · le sud
Le sud de Phuket se termine par un cap où la foule se presse chaque soir pour le coucher du soleil. Autour, on trouve Nai Harn, une baie avec un lac derrière la plage, la petite crique de Ya Nui, Rawai avec son quai de longtails (des bateaux à longue queue) et son marché aux fruits de mer, et Chalong, dont le quai est le plus fréquenté de l'île pour les sorties en bateau.
À voir, à faire · les marchés de nuit
Les marchés de Phuket suivent un rythme hebdomadaire : le marché du dimanche de la rue Thalang, dans la vieille ville, le marché du week-end de Naka, les conteneurs de Chillva du lundi au samedi, et des marchés tous les soirs à Patong et à Kata. On y va pour la cuisine, et c'est le jour de votre passage qui décide du marché que vous verrez.
Où se loger
Kata et Karon pour un premier séjour, Patong pour les nuits, la vieille ville pour la table, Mai Khao pour l'aéroport : le quartier où vous dormez décide de votre plage, de vos soirées et de vos trajets.
Infos pratiques
Le côté pratique d'un voyage à Phuket : des règles d'entrée qui ont changé en septembre 2026, un aéroport tout au nord de l'île, des scooters qui envoient beaucoup de conducteurs à l'hôpital, et quelques habitudes qui font économiser. Les bus bleus vont de Phuket Town à une plage et reviennent, mais ne relient jamais les plages entre elles.
Oui, pour une demi-journée. C'est le centre historique de l'île, bâti avec l'argent de l'étain par des marchands chinois hokkien : des shophouses restaurées, la maison d'un baron de l'étain et un musée de la communauté chinoise sur Krabi Road, et un bon endroit pour goûter la cuisine de l'île. Allez-y tôt le matin ou après 16 h pour éviter la chaleur de midi.
Chaque dimanche, d'environ 16 h à 22 h, sur Thalang Road, dans la vieille ville, qui se ferme alors aux voitures. Il y a le plus de monde entre 18 h et 21 h.
Trois à quatre heures pour parcourir les rues principales, cinq à six avec un musée, un repas et un marché.
La culture des descendants d'hommes chinois, surtout hokkien, et de femmes du pays. On les appelle Baba (les hommes) et Nyonya (les femmes). Le visiteur la rencontre surtout dans la cuisine et dans les couleurs vives de l'architecture.
Au milieu de la vieille ville : c'est une courte ruelle qui relie Thalang Road et Dibuk Road.